Petites plongées d'automne

Sujet: Ain (01)
Date : 13 Octobre 2006
Dernières plongées du BM Team… !
Pas de première, mais beaucoup de plaisir. N’est ce pas le principal ?

© S Lissarargue


L’objectif pour ma part était de tester le Joky, in situ, afin d’une part de découvrir l’engin et ensuite de le mettre à l’épreuve dans les cavités que nous explorons. Ces plongées permettent ainsi de vérifier qu’il es possible d’utiliser le recycleur, ceci malgré les étroitures.
Et puis avant de se lancer dans les plongées plus compliquées, il faut apprivoiser l’engin, s’habituer à la bête. Heureusement, le Joky reste une machine simple, simplifiée à l’extrême. Et malgré ceci, son utilisation demande un peu d’habileté, ce dont je ne dispose pas en grande quantité. Voir ma méprise quant à la lecture des valeurs de PPO2 des afficheurs. Mais quand on te donne une machine sans le mode d’emploi, il y a forcément des phases d’incertitudes. Mais je pense que maintenant ça devrait aller mieux.

Ca fait des années que j’en rêve, mais n’ayant d’autres sponsors que moi-même, il a fallu restreindre les enfants afin de boucler le budget de l’engin.
Ensuite, il a fallu assembler le mécano, comprendre son fonctionnement et le voilà fin prêt à servir. Je suis excité comme un gamin qui vient de recevoir ses cadeaux de Noël.

© S Lissarargue


Pendant que je m’affaire à la préparation méticuleuse ( c’est nouveau pour moi) du recycleur, Sébastien prépare ses affaires. Il n’a pas de recycleur mais je crois qu’il nous bat tous au niveau matériel. Impressionnant ! Mais bon, nous ne pouvons pas le blâmer, c’est pour la bonne cause, il nous tire le portrait, à l’ancienne, avec pied télescopique et éclairage. Pas n’importe quoi comme chandelles…. ! Deux fois 400 Watts. Si un jour vous le croisez dans un siphon, vous vous en souviendrez toute votre vie. Même votre super phare HMI semble dérisoire et faiblard après son passage. Sans parler de l’état de vos pupilles.. ! Mais bon, ensuite nous avons de belles photos pour faire les kakous au bal du samedi soir… !

© S Lissarargue


Passer du circuit ouvert au recycleur, c’est un peu comme s’il fallait réapprendre à marcher, à plonger, à respirer. Nouvelles technique, nouvelles habitudes, nouveaux dangers et nouveaux plaisir.
Pour la première plongée, je suis parti light, bi 6 litres, une quatre litre d’oxygène, avec la vanne Kiss et le Joky. Par malchance, mon masque va prendre l’eau toute la plongée, mais bien, pas à moitié, un vari naufrage. Pas très économique le vidage de masque intempestif. Surtout que j’avais trop serré la purge de surpression. Un vrai cauchemar cette plongée. Le recycleur qui me tire vers le haut, le bloc qui me tire vers le bas. Une plongée toute de travers.
Sans parler des fuites dans la combinaison étanche, du moins sur le papier… ! J’ai eu un mal de chien à trouer mon équilibre, j’avais l’impression de respirer dans un aspirateur et de palmer comme un crabe atrophié. Mais à part ça tout va bien. Sauf qu’à la sortie, j’ai presque autant consommé qu’avec un circuit ouvert.

Le lendemain, comme ma combinaison et mes polaires sèchent, je décide de plonger en humide, comme hier me direz vous. Non mais là c’est vraiment mouillé de partout. Le recycleur a été nettoyé, séché et de ce côté là, il va fonctionner à merveille. Mes blocs en latéral, avec mon super harnais Bulles Maniacs, je fixe le Joky entre la bouteille et mon dos. La soupape est bien réglée, cette fois de ce côté là ; tout se passe bien. Sauf pour le froid, je suis gelé. Je n’ai plus l’habitude de plonger dans des eaux si froide ( 11°) en humide. Je fais quand même la topo du S5, car le relevé précédent étaient bourrées d’erreur et d’imprécisions.
Je ne traîne pas et je file ventre à terre vers la sortie, une fois le dernier point topo levé. Pour la flottabilité, je craignais le pire, mais tout se passe bien et l’absence du poumon ballast ne me pénalise pas du tout. Je ressors frigorifié, y a pas à dire une étanche mais qui fuit, c’est mieux qu’une humide.

© S Lissarargue


Le lendemain, je recommence mais en sèche. Là c’est du pur bonheur, tout fonctionne sur des roulettes. Le confort respiratoire, la position du Joky, tout va bien… ! Je fais la topo de la galerie puante, du siphon nauséabond. Je me vautre en étanche, dans la boue et dans ce cloaque infâme…. Beurk… !

Voilà, pendant ce temps Michel redécouvre la plongée souterraine et il prend même du plaisir à Corveissiat.

© S Lissarargue


Bernard découvre les vertus des 7 et 6 litres pour ce genre de plongées.
Sébastien continue à faire de belles photos. A ce sujet il va falloir te prendre en photo, car nous avons un scoop, du jamais vu en siphon de puis des années. Le seul plongeur qui parvient à plonger avec un appareil, un pied, un détecteur à métaux, un phare de cinéma, plus son matériel de plongée, c’est Sébastien. Bientôt il va emmener un travelling… !

© S Lissarargue


Bon voilà, la prochaine fois ça sera pour continuer l’exploration, en Joky, cet hiver s’il n’y a pas trop d’eau.

© BullesManiacs 2002