Bien mal acquis ne profite jamais..!

Sujet: Lot (46)
Date : 22 Août 2008
\"Bien mal acquis, ne profite jamais, longtemps…. !\"
 
L’histoire fut courte mais plaisante. Découvrir, presque par hasard une belle résurgence dans le Lot avec de la première à faire n’arrive pas souvent dans la vie du plongeur spéléo. Ca relève du fantasme, du Graal, du rêve…. ! Et pourtant, même si ça n'est qu’une fois dans ma vie, j’ai eu la chance de tirer du fil dans le Lot… ! Quoi de la belle première dans le Lot…. ! Et oui, le miracle a eu lieu… ! Et où l’on verra plus tard que le bonheur des uns fait parfois le malheur des autres… !
Et pourtant, il suffit d’ouvrir la carte IGN pour lire le nom de cette petite résurgence, en aval de Marcilhac sur Célé, à quelques kilomètres du géant hyper fréquenté, de la classique des classiques, le Ressel… !

© seb Lissarague


Premier acte.
Ce week-end de printemps n’offrait pourtant pas les meilleures conditions pour plonger. Le Ressel était en crue, les remous marron agitaient la surface du Célé, Coly était trouble et laiteuse, pas grand-chose de plongeable. Alors que font les plongeurs dépités et oisifs, ils boivent à la terrasse d’un café, ils discutent et ils regardent les cartes IGN. Cela a débuté par la rumeur d’un petit trou plongeable au bord du Célé. Un copain d’un copain y aurait trempé ses palmes il y a quelque temps et il paraitrait que c’est une petite merveille… ! Et même que le terminus ne serait pas si loin que ça, disons à portée raisonnable d’une seule plongée. Malgré une lecture attentive des divers inventaires des siphons de la région et des différents sites Internet, je n’ai trouvé aucune info sur ce site, inconnu au bataillon… ! À peine croyable… ! Restait à jeter un coup d’œil.



La vasque maçonnée s’ouvre entre un champ et la rivière, en contre bas de la route. Nous déchargeons le matériel et je m’équipe impatient de découvrir cette « nouvelle » résurgence Lotoise. Le Ressel bouillonne, le Célé est gonflé et les eaux limpides de \"Marchepied\" s’écoulent paisiblement dans le Célé. À peine croyable… ! L’entrée est étroite et je plonge en latéral. L’accès à la galerie se fait par une pente de gros galets blancs, la voûte est juste au-dessus. Un énorme travail de désobstruction et de consolidation a été réalisé car de l’entrée jusqu’au bas de la pente, plusieurs étais ont été posés avec des tôles pour stabiliser l’ensemble. Les plongeurs ont fait un super boulot. Ca me rappelle un peu l’entrée de Fon Vive en plus petit et de la désob « monstrueuse » qui a été réalisée là-bas. Ici, les tôles et les étais sont corodés et bien recouverts d’algues dans la vasque. Ce qui laisserait penser que ce travail de titan a été réalisé il y a quelques temps déjà… !

© seb Lissarague


Le passage est assez étroit, voir intime, mais ça fini par passer. Ensuite une petite galerie intime part à l’horizontale sur une vingtaine de mètres pour déboucher sur une galerie plus large. Deux fils sont posés, un fil blanc métré et un fil bleu, plus épais, une petite cordelette de 5/6 mm environ. Cela ressemble aux lignes posées dans les siphons anglais… ! ? L’eau est légèrement laiteuse, mais la visibilité reste tout de même excellente. Je m’enquille le premier siphon. Une pure merveille de 430 mètres environ, avec un point bas à 16 mètres. Gerry m’a prêté son propulseur et je zig zague, je monte et je descends dans cette galerie très sinueuse. La surface apparait et la rivière serpente sur quelques mètres dans un petit canyon. Je dois sortir de l’eau pour franchir le S1, un passage exondé d’une dizaine de mètres conduit à la suite de la rivière.

© seb Lissarague


Je laisse ma première bouteille de sécurité. L’inter siphon est composé de plusieurs dalles instables, tombées du plafond en des temps anciens… ! Les dalles basculent à mon passage, avec le propulseur, l’exercice est amusant… ! Je continue dans la rivière qui redevient un siphon, assez court, à peine 50 mètres. Je ressors à nouveau dans une galerie haute mais là, cette fois-ci, pas besoin de sortir de l’eau. Je rampe en poussant la « mobylette » devant moi. C’est étroit, ça racle un peu, mais ça passe. La rivière aérienne continue encore un peu et j’arrive au départ du S3. La galerie s’enfonce assez rapidement dans la zone des 10 mètres, puis des 20. Le troisième siphon est magnifique, plus grand, plus large, avec une alternance de dalles et de sable au sol. La roche est blanche, c’est superbe, un vrai régal. La galerie est moins tortueuse, elle descend lentement.
Il n’y a plus qu’un seul fil dans le siphon, le fil bleu de 6 mm. Je continue, j’ai encore de quoi tenir un bon moment. J’ai une 4 litres d’O2, une 4 litres de Trimix pour le diluant, une 10 litres de sécurité, le Joky. J’avance dans la galerie et là, tout d’un coup, le fil s’arrête. Un dévidoir « agricole » est posé sur le sol, fixé à la roche… ! Je n’en crois pas mes yeux, le plongeur précédent n’est pas allé plus loin. Vu l’état du dévidoir, ça doit faire un moment qu’il est là. Il est bien rouillé. J’hésite, je ne sais pas quoi faire et puis je ne peux pas résister. Je regarde devant moi, la galerie s’ouvre, magnifique, grande, jolie comme tout. Un vrai pousse au crime. J’ai du mal à réaliser qu’un si joli siphon, dans le Lot soit « vierge » si près de l’entrée. Je dois être à 700 mètres de l’air libre. Il ne reste pas grand-chose sur le dévidoir, j’avance, il fonctionne encore. Je jubile de plaisir et de joie. Je n’ai jamais tiré du fil dans un aussi joli siphon. Ca change des eaux troubles habituelles.

© seb Lissarague


Au bout d’une cinquantaine de mètres, j’arrive en effet à la fin du fil bleu. Je suis à l’entrée d’une grande chambre circulaire et en face, la galerie continue. Je sors mon dévidoir, j’accroche le fil et je continue. C’est une overdose de sensations, je m’enfonce doucement et c’est beau, c’est vraiment très beau. J’arrive assez rapidement dans un grand volume qui descend pour donner sur une pente de gravier fin. La galerie change complètement de physionomie. Terminé la récréation… ! Le sol rejoint presque le plafond. Je m’enfonce dans les graviers pour passer. Je pousse le propulseur devant moi, je tire le fil de l’autre main. J’injecte un peu d’Oxy dans le CCR, je vérifie ma PPO2, je m’occupe de mes oreilles. Ca racle, ça accroche, mais ça passe. Je soulève un nuage de poussière accumulé dans les graviers, peu de courant, ça ne se nettoie pas vite. Je me colle la tête dans les cailloux, je me colle au sol, je me fais tout petit, mais je passe. Je ressors dans un volume, un peu plus large, toujours sur la pente de gravier. Je passe un nouveau rétrécissement, plus léger et je débouche à – 47 mètres dans une nouvelle galerie, large, très large. Je n’en crois toujours pas mes yeux. Est-ce possible ? Ne suis-je pas dans mon lit en train de rêver ? Non, non, c’est bien moi qui tire du fil dans cette partie vierge. La galerie basse est encore plus belle. J’avance, toujours à cette profondeur. J’ai dû tirer 200 mètres de fil et la galerie continue, mais je suis à la limite du raisonnable au niveau de l’autonomie de ma redondance et de l’autonomie du propulseur. Bon allez, soyons raisonnable, demi tour. C’est difficile de s’arrêter tant l’appel est fort. Si beau, si grand, si joli… ! Je ressors à la nuit, j'ai pris mon temps. Je m'allonge dans l'herbe, je regarde le ciel étoilé, je suis le plus heureux des hommes, le plus heureux des plongeurs spéléos.

© seb Lissarague


Deuxième acte.
Peu de temps après, me voici de retour dans le Lot. Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud. Un peu plus chargé, forcément, encore plus motivé, je pars avec une plus grosse « mobylette » (merci Jérôme), de grosses bouteilles et mon Joky. Je passe laborieusement le premier siphon. Je suis très chargé, très lourd, pas du tout hydrodynamique. J’avance à la lenteur d’un pachyderme. Les passages des inter-siphons seront pénibles d’autant plus que l’atmosphère est fortement chargée en CO2. Je laisse une première bouteille de sécu à la sortie du S1. Le passage entre le S2 et le S3 est plus laborieux. Les niveaux ont baissé et je dois sortir de l’eau pour passer. Je choisis la méthode bourrin, à quatre pattes en poussant le propulseur et en me traînant avec mon barda. Court mais intense… ! Je continue quand même, je sais ce qui m’attend au-delà de ce petit moment désagréable. Je laisse dans le S3, une 6 litres d’Oxy qui s’est vidée partiellement lors de la chevauchée. C’est malin… ! Je repasse les étroitures dans la pente de gravier. L’avantage avec le recycleur, c’est que l’embout ne peut pas se remplir de gravier… ! Je débouche dans la galerie basse, je réajuste mes « bretelles » et je mets les gaz. La chevauchée fantastique dans la galerie, c’est l’hystérie dans mes neurones, l’extase… ! J’arrive à mon terminus, j’accroche le fil et je repars vers l’inconnu. La galerie est toujours aussi belle, une large voûte blanche, avec sur le sol des grosses dalles de roches qui sont posées sur le sable. La galerie continue et je tire 250 mètres de fil supplémentaire. Quel bonheur. Arrêt une fois encore sur autonomie de redondance. Je remonte lentement, j’ai 45 minutes de paliers à faire. La sortie sera abominable. Les changements répétés de profondeurs et les profils « montagnes russes » de la galerie, associées à la vitesse du propulseur et à la pression de l’eau sur mon ventre me provoquent une crise de reflux gastriques monstres. Je suis vidé, littéralement, physiquement et mentalement. Je raccourci mes paliers à 4,5 m de 15 minutes. Je continuerais la déco dans le S1. Le VR3 n'est pas content, moi non plus, mais c’est intenable. Je sors vanné, en vrac du S3. Je laisse un relais à la sortie du S2. Je reviendrais le prendre demain.

© seb Lissarague


Mais l’enfer n’est pas terminé, pire que le Paris Roubaix de la grande époque. Le franchissement du S1 sera une longue succession de pauses pour laisser passer les crises et les spasmes. Je n’ai jamais été dans un état aussi lamentable. Faut dire que je cumule les facteurs aggravant et la fatigue. J’ai eu une année de boulot infernale, je n’ai pas pris de vraies vacances depuis presque un an. Je ne suis pas dans le meilleur état physique pour plonger. À ce moment-là, je suis bien décidé à arrêter la plongée, je n’en peux plus, pas à ce prix là. Non, ce n’est plus possible. C’est trop dur. Même une si belle exploration ne mérite pas autant de souffrance. Et puis, tout ceci sera vite oublié à peine de retour à la surface… ! Je crois que je suis accroc, un vrai camé de l’exploration, de la plongée souterraine.
Enfin, le lendemain, je me fais une plongée de réconciliation, une plongée simple, un pur instant de bonheur, un vrai Nirvana. Je pars en bi 20 litres, en ouvert. Les mains dans les poches. Je franchis le S1 en 25 minutes, si léger que je suis allé plus vite qu’en propulseur, chargé comme une mule. Je récupère, ma bouteille et je ressors heureux, en pleine forme.
Fin du second épisode… !

© seb Lissarague


Britanic stories… !
Comme les rumeurs vont bon train dans le petit milieu caverneux, l’info de cette exploration est remontée via des canaux insoupçonnés vers les « inventeurs » de la cavité… ! De l’autre côté de la Manche, tout de même… ! Et comme rien n’est simple en ce bas monde, les choses ont pris une tournure inattendue et pas complètement imprévisible. L’histoire se précise quelque peu… ! Donc, des plongeurs anglais, Clive Stell et Tim Chapman, ont découvert cette résurgence, obstruée et ils ont effectué deux camps de 15 jours pour ouvrir la cavité. Ils ont ensuite commencé l’exploration de la galerie et se sont arrétés après 100m dans le S3. Nadir Lasson a lui aussi redécouvert la cavité. En 2006, il rentre en contact avec les Anglais. A priori, ils ne comptaient pas continuer l’explo. En 2007, Nadir désobe à nouveau l’entrée et il la consolide en 3 week-end avec des étais et des tôles. Ensuite il réalise la topo jusqu’à l’entrée du S3. Rien ou presque de cette désobstruction et de cette découverte n’a été publié ni en France, ni en Grande Bretagne, les inventeurs voulant préserver à juste titre, sans doute, un certain anonymat à cette entreprise. Il semblerait selon radio siphon que même au sein du Cave Diving Group, le secret fût bien gardé, afin que les « cadors » ne tombent pas à bras raccourcis sur cette exploration et ne ruinent tant d’efforts.
Nadir et Pete Mulholland devaient reprendre et continuer l’exploration de la cavité. Pete a exprimé à juste titre son avis, son étonnement et son mécontentement dans un mail envoyé sur le forum de Plongée Sout, au printemps 2008. Ce qui en effet peut se comprendre et se justifier. Sujet éternel et récurent de l’éthique des explorateurs en plongée souterraine, des règles respectées ou bafouées par les explorateurs avides de première… ! Ces règles aux angles si souvent arrondies par ceux qui parfois se défendent le plus de les respecter.

© seb Lissarague


Troisième et dernier acte.
Alors bien évidemment, je me suis retrouvé bien ennuyé suite à cette revendication « territoriale », suite à cette réclamation de paternité et de priorité sur cette cavité et sur cette exploration. Que faire ? Attendre un peu et voir ce qui se passe. Et le temps passe vite. Tellement vite qu’une fois encore radio siphon a fonctionné à plein régime. Les Anglais (et notamment Rick Stanton, ouille, ouille, ouille…!) passent leurs vacances d’été dans le Lot. Ils auraient plongé à Marchepied. Si la rumeur est juste, l’exploration aura été prolongée sans aucun doute.

© seb Lissarague


Alors, n’y tenant plus, je charge la voiture et retour sur les bords du Célé. Le 14 juillet sera lotois. Les Bulles Maniacs se retrouvent à Marcilhac et je trépigne d’impatience… ! Lors de ma première plongée pour déposer des blocs de sécu, je remarque très vite des traces de « passages », talc sur l’herbe, morceaux de chambres à air, disparition du dévidoir anglais que j’avais laissé dans la galerie. Ils sont venus, mais jusqu’où sont ils allés ? Connaissant le lascar, je ne me fais aucune illusion. Jusqu’à mon terminus et sans aucun doute, plus loin encore. Je profite de cette plongée pour faire la topo du S3, jusqu’au début de la pente de graviers.

Le lendemain, je pars avec une mobylette (merci Jérôme, encore et toujours… !), mes blocs, mon Joky, ma zigounette et mon sécateur. En avant pour « l’aventure »… ! Je passe tranquille l’étroiture d’entrée, celle du S3 et je m’enquille la galerie basse. J’ai réglé la vitesse du scoot à fond… ! Je veux savoir, vite…. ! Et sans surprise, un joli petit fil jaune est raccordé au mien et s’en va dans la galerie… ! Bien joué… ! Trente mètres plus loin, une binette de jardinier est posée sur un rocher, le fil enroulé autour du manche. Je manque de m’étouffer, non pas de colère, mais de rire. L’art et la manière… ! Trop classe ! J’y vois bien l’humour anglais, un mélange de bras d’honneur et d’arroseur arrosé. Excellent. La galerie descend encore et j’arrive 60 mètres après « mon terminus » sur une nouvelle étroiture, pente marquée de graviers et plafond rocheux. Le passage est très étroit, mais le fil passe sans état d’âme entre les deux. Trop fort ce Rick. N’écoutant que ma fougue et mon irrésistible envie de savoir jusqu’où il est allé, je m’engage plein gaz dans le passage. Grand mal m’en a pris… ! Je soulève un nuage de touille monstre, je n’y vois plus rien et après 5 minutes de gesticulations, je ne suis pas plus avancé. De plus ma bouteille pour équilibrer ma wings et mon étanche et vide. Je ne peux plus m’équilibrer. Je laisse tomber, sans regret. J’aurais juste dû poser ma 20 litres, le propulseur, décapeler le Joky et passer en « light » en le poussant devant. Mais c’est trop tard, ça sera pour la prochaine fois. Il faut savoir être bon joueur et on ne gagne pas à tous les coups. Bravo au « couillu » qui est passé par là.

© seb Lissarague


Demi tour, je commence la topo. Je prends le chemin du retour et après quelques arrêts suivant, ma plaquette multipages est en train de se disloquer. Un élastique est cassé et le crayon est perdu. Je peste et je lance un juron de dépit. Bon ceci voici une bonne raison de revenir, terminer la topo et tenter à nouveau le franchissement de l’étroiture… ! ? Quoique… ? ! Je rentre à fond la caisse jusqu’au bas de la pente de gravier. La déco commence. Je jette un œil au VR3, 80 minutes de paliers…. ! Bon, je grenouille depuis 50 minutes entre – 47 et – 69 m. Je règle la PPO2 à 1.6 et j’entame la remontée. J’ai le temps de repenser à cette histoire et à cette plongée. Aucun regret, je suis presque content que les Britaniques aient planté à nouveau le « drapeau » au fond de Marchepieds. Ils le méritent bien après le travail d'ouverture réalisé. Bon, ça n’enlève pas l’envie de continuer plus loin. Ce n’est pas l’envie qui manque, à savoir si j’y arriverais… ?
Comme Stanton et bien d’autre, j’ai adopté le paillasson souple comme sous vêtement. Il offre l’énorme avantage de ne jamais tomber en panne, à l’inverse de son cousin le chauffage électrique. Il permet de conserver un petit volume d’air sur le torse et ainsi de mieux s’isoler. Et en effet, j’ai eu beaucoup moins froid lors de ses paliers, plus longs. C’est très efficace.
Je laisse une 20 litres (je ne peux plus m’équilibrer… !), je viendrais la chercher demain. Le retour se fait sans incident, jusqu’à la moitié du S1 où à nouveau la nausée me reprend. Il faut vraiment aimer cette « p….n de plongée spéléo » pour endurer ça… ! Mais cette fois-ci c’est moins violent que la dernière fois. J’ai soigné mon alimentation et ma progression.
Je ressors vers 20h30 après 6h30 passé sous terre.
Nous terminons la soirée sur la place de Marcilhac où tentes, tables et flonflon ont été dressés pour fêter le 14 juillet.

© seb Lissarague


Epilogue.
L’histoire est elle terminée ? Pas tout à fait. Quelques semaines plus tard, je reçois un coup de fil de Nadir Lasson qui me confirme bien les 2 plongées de Rick. Mais qui ne serait pas allé beaucoup plus loin. Il aurait atteint un nouveau point bas à – 69 mètres pour remonter ensuite. Il serait bloqué dans un puits remontant colmaté par un éboulis de roches, 73 mètres environ après le franchissement de l’étroiture et à – 57 mètres. Sans grands regrets..! Mais l’envie d’aller voir ce nouveau terminus me titille quand même un peu… ! Juste pour être certain que c’est bien terminé… !

Quant à Marchepied, même si le passage sélectif de l’entrée l’empêchera de devenir une classique, elle mérite à mon avis de faire partie des plus jolies cavités du Lot. Ma préférence portant sur la partie profonde du S3 qui est vraiment de toute beauté.
La résurgence n'est accessible qu'en traversant un champ (privé) en contrebas de la route. L'entrée est instable, de nombreux éléments de maçonnerie tiennent par les étais de Nadir, mais aussi par l'opéartion du Saint Esprit. L'ensemble ne tiendra pas des millénaires et tôt ou tard, les rochers maçonnés, la terre du champ et tout le reste dégringoleront dans la vasque au risque de tout refermer \"définitivement\"...!

© seb Lissarague



Druckereries...!
Un merci aux potes (Michel, Seb, Fred) pour le coup de main lors de la dernière plongée pour le portage des blocs.
Un merci à Gerry (Hondeville) et à Jérôme (Meynie) pour le prét des mobylettes...! C'est pratique c'est machins...!

© Fred Bossart


© BullesManiacs 2002