Trop Sexy la Sexa...!

Sujet: Drôme (26)
Date : 05 Février 2011
A chaque fois c'est la même histoire...! Nous jurons de ne plus nous faire avoir, de ne plus jamais recommencer et à chaque fois, comme des héroïnomanes en manque, nous succombons à la tentation. Pourtant, les pieds dans la boue, d'une seule voix, nous tombions tous d'accord sur le ras le bol de la gadoue, de l'argile. Trop c'est trop..! Nous avons trop donné et là, c'est le pompon, la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Nous sommes peut être aussi rattrapés par l'usure du temps, on a plus vingt ans...! Ça faut pas l'oublier non plus. Que ce soit au fond, devant le S1, enfoncés à mi jambes dans la « merde » ou dans la rivière à nous débarbouiller dans une eau glacée ou enfin lors du nettoyage interminable du matériel, nous n'avions plus envie mais plus envie du tout de continuer à plonger dans des trous remplis d'argile, de boue. La nausée, l'écœurement, la lassitude, la fatigue..!
© le départ du S1.

Faut quand même avoir un grain, pour aller se coller dans des endroits pareils. Rentrer par un trou de souris, ramper dans une galerie à peine assez haute pour se mettre à quatre pattes, descendre dans un puits pourri d'argile. Tout ça avec les kits, bouteilles, équipements de plongée. Sans parler ensuite de la galerie basse, pas bien longue dans le fond, mais gavée d'argile, de boue liquide. Et on se plaint, mais en temps normal c'est gazé et là, nous n'avons rien eu...! Vernis les gars..!

En même temps, nous avons eu la chance d'être aidé par une sacrée équipe de spéléos du coin. Des costauds, pas du genre à se laisser emmerder par un kit récalcitrant. Bon, à l'avenir si on pouvait passer par le siphon Morel, celui qui communique directement avec la partie exondée de la grotte, ça ne leur déplairait pas, si j'ai bien compris. Faut dire que l'équipe du PSP, avec leurs bi 12, avaient bien du les user, même s'il y a prescription. Mais il y a des souvenirs qui laissent des marques profondes et celui d'un douze litres dans la boue jusqu'aux oreilles, c'est du genre a ne pas disparaître facilement. Promis, nous sommes d'accord, nous allons réfléchir très sérieusement à la solution Morel...!
© Seb, dans la ..., jusqu‘aux oreilles...!

Et puis voilà, nous rentrons chez nous, avec nos courbatures, la tête remplie par les images fraîches d'une bien jolie exploration, d'un post siphon canon et d'un sacrée bande de potes qui se sont éclatés comme des petits fous. Et là, c'est foutu, on a signé à nouveau en bas de la page, on en a repris pour un tour, nous sommes bons pour y retourner. On s'en veut déjà, mais nous savons très bien que ce coup là, c'est trop beau pour ne pas continuer. Car encore la plongée serait médiocre, la grotte pourrie d'un bout à l'autre, je ne dis pas. Mais une fois passé le premier siphon, celui des aveugles, c'est le kif, le pied, l'extase. Car le reste est canon, le siphon Flahaut vraiment super joli, autant le premier siphon, c'est zéro, à tous les points de vue. Vue de rien du tout, à peine le halo des lampes. Je n'avais pas plongé dans une mouise aussi complète depuis des années. Par moments, c'est nuit noir, même les lampes semblent s'éteindre, plus rien, juste le bruit des bulles.
© la grotte, dedans...!

Bon, après ces considérations psychoboueuses, venons en au fait, à l'exploration de la grotte de la Sexagésime. La fameuse..! Nous en avions entendu parlé depuis belle lurette de cette Sexa. Bernard (Glon) avait bien essayé de nous y traîner, en vain...! Trop accaparés par Cul Froid ou par d'autres trous de chiottes, nous n'étions pas tombés sous le charme. Joël a su trouver les mots qui allaient bien, car c'est presque les yeux fermés que nous sommes partis dans cette aventure. Faut dire que quand tu vois les photos du PSP de l'époque, ça fait envie ces bains de boue, même avec les superbes concrétions derrière le S1. Comme plus personne ne semblait s'intéresser à la cavité depuis le dernier épisode (JP Baudu), on a fini par se laisser tenter. Après l'Orbiquet, Caumont, nous voilà à nouveau sur les traces du PSP et de Joël Enndewell. Une histoires de parigots dans le fond, des terminus de parigots, repris et dépassés par d'autres têtes de veaux...!
© la sortie de la piscine..!

Pour faire simple, le PSP a exploré cette cavité pendant de nombreuses années. Ils ont découvert toute la partie exondée post S1, ils ont plongée le S2, le S3, le siphon Morel, (celui qui part de dehors) pour déboucher dans la grotte, plus un ou deux autres siphons. Ensuite, presque trente années de calme. Bernard Glon s'est remis sur l'explo, puis Patrick Mugnier qui découvre une branche annexe dans le siphon Flahaut. Enfin, Jean Pierre Baudu, avec Fred Martin et les Lips en renfort visitent à nouveau le S3, pour butter sur une trémie obstruant la galerie. Petits Lips tente une pointe dans le Flahaut, sans parvenir à dépasser le terminus du PSP.

De là haut, de Paris, nous étions très ambitieux. Mais pour diverses raisons, nous avons revu nos objectifs à la baisse et nous avons concentré nos efforts sur le siphon Flahaut. Comme ça, au pif et après les conclusions de Jean Pierre sur le S3, il me plaisait bien ce siphon Flahaut. Et un peu faignant, ça offrait un peu moins de portage que pour le S3...! Nous voulions visiter le siphon Morel pour essayer de trouver un actif, mais Hervé qui devait s'y coller a renforcé l'équipe pour le portage en post siphon. Ça sera pour la prochaine fois. On va pas manger tout le gâteau d'un seul coup. Seul Bernard a jeté un œil dans le Morel, la prochaine fois, il va y avoir du nettoyage de fils, à priori Spidrespléo a tissé une toile...!
© Pictures man...!

Donc le rendez vous est fixé en cet fin de mois de février à Sainte Jalle, petit village de la Drôme, près de Nyons, dans les Baronnies. Nous aurons un soleil radieux et un froid « polaire » durant les cinq jours. Le vendredi, Joël joue le guide touristique et nous organise la visite de la grotte. Il connaît bien son sujet, nous en profitons pour déposer des bouteilles et du matériel au départ du siphon Flahaut. En principe nous avons prévu de tenter une pointe le samedi et le dimanche, à deux plongeurs, en décalé. Mais dès le premier jour nous savons qu'il sera difficile de tenir l'objectif. Trop de matériel à porter, pas assez de temps et de porteurs. Hervé laisse tomber le Morel pour nous aider et Michel laisse tomber sa plongée au Flahaut pour porter le matos du pointeur. Je suis trop veinard...!
© le galerie du siphon Flahaut

Je passe une nuit du vendredi au samedi épouvantable. Je dors mal, très mal, avec un sentiment de claustrophobie et de rejet de la grotte. Je ne sais discerner la part du rêve, du subconscient et du conscient.
Je me sens mal, je me jure de na pas y retourner, de tout laisser ans la grotte. J'ai l'impression d'être enterré vivant. Je me réveille le matin avec une drôle de sensation, une fatigue, une lassitude. Plus l'envie de glander toute la journée que d'aller me coltiner plus de dix heures sous terre. Pas envie de « baston » ce matin. Donc aujourd'hui ça sera tranquille. De plus une bonne partie du matériel n'est pas prêt et notamment le recycleur, pièce maitresse de la plongée de pointe. Alors, nous prenons notre temps. On va pas se laisser mettre la pression quand même. Nous descendons le reste du matos jusqu'au départ du S1. Le truc est juste de ne pas noyer le Joky dans la boue, de le préparer pour demain sans le remplir d'argile, de le descendre sans encombre jusqu'au bout. Ensuite nous remontons pour une affaire bien plus importante. La visite de la cave de Jean Yves (le Rieu Frais) et la dégustation de son excellent vin. Un spéléo vigneron, c'est une bénédiction. D'habitude nous repartons toujours un peu plus léger qu'à l'aller, pas cette fois. Les cartons de pinard vont s'entasser dans la voiture...!
© le portage du Joky.

Le soir nous nous retrouvons tous, plongeurs, spéléos et non spéléos pour ripailler et profiter de la vie. La soirée est chaude et bien arrosée..! Y a pas mieux comme régime pour préparer une belle explo et une première digne de ce nom...! Y a pas à tortiller du cul, je ne pourrais jamais être DIR. Privé de pinard, de champagne, de clope pour avoir le droit de plonger, c'est pas mon truc...!

En effet, le dimanche matin, c'est en pleine forme, requinqué par cette super soirée, serein que nous allons entrer dans la grotte de la Sexagésime pour essayer de prolonger plus loin l'exploration du siphon Flahaut. Nous rentrons sous terre un peu avant midi. Je descend directement en étanche, plus simple. J'adore crapahuter en étanche (néoprène) sous terre, c'est un grand moment de bonheur. Bon je me suis habillé léger en dessous, mais ça reste une épreuve. Nous passons le S1, je parviens à perdre une palme, à me retrouver en vrac avec le Joky sur gonflé, un kit en bandoulière. Je retrouve la palme et je parviens à franchir en vrac ce maudit siphon « noir » sans noyer la bête. C'était surtout ça l'idée. Nous mettons presque trois heures au final de l'entrée de la grotte jusqu'au départ du siphon Flahaut. Nous nous accordons une petite pause, histoire de récupérer un peu et d'avaler deux trois trucs énergétiques.

C'est pas tout, on est pas là pour rigoler. Allez, je m'équipe, je vérifie l'étanchéité du Joky. Il a tenu le coup, faut dire que je l'ai bichonné comme le service en cristal de mamie...! Et voilà, « today is the day »...! C'est parti, j'abandonne les potes et je me retrouve seul dans le siphon. Tout de suite, le silence, en premier. Plus de bruit, plus de rigolade, plus de blah blah. Et il est beau ce siphon Flahaut. Je n'ai pas d'appareil photo, ça sera la prochaine fois, mais je vous le jure, il est vraiment beau. Assez large, étroit et pas très haut sous plafond par moment. Le sol est bien blanc, bien argileux. La voute est marron avec des veines de roche ocre. « C'est de toute beauté...! » Je devrais atteindre le terminus en 45 minutes environ. Je regarde partout, histoire de ne pas rater de départs éventuels. Je passe devant la galerie Munier, elle part en contre bas. Je décide de continuer tout droit, ça me semble plus engagent, plus prometteur. Un peu plus loin, je repère une galerie sur la gauche, elle a la même section que la galerie principale et il n'y a pas de fil. Il continue tout droit dans une section plus étroite. Je vais aller voir. J'amarre, solidement, très soigneusement un nouveau fil et j'avance. Je crois bien être le premier à passer par là. Je déroule 55 de fil pour ressortir le siphon. Une belle pente d'argile me fait face. Un toboggan, la montée va être sport. Je me déséquipe, je laisse les deux S80, le Joky, les 4 litres d'oxy et de diluant, les plombs aussi. J'attache solidement le fil, ça sera mieux pour le retour. Et je grimpe laborieusement vers l'inconnu. J'arrive dans une salle d'effondrement, ça fait 20 mètres de long par 8 mètres de haut. La galerie continue sur la droite. Un filet d'eau coule vers le fond, le sol est recouvert d'une épaisse couche d'argile. Après 210 mètres environ, j'arrive sur un siphon. Ça sera pour une prochaine fois. Je retourne d'où je viens et je me rééquipe. Je repars dans la touille, je rejoins la bifurcation, j'abandonne une S80 et je continue sur le fil principal dans la galerie qui est plus petite. L'ancien fil s'arrête et un nouveau fil, bien blanc prend le relais. Ah, quelqu'un a du prolonger un peu l'explo et dépasser le terminus du PSP. J'arrive enfin à la fin du fil...!
© La coulée de calcite après le S1.

A mon tour maintenant. L'eau est limpide, une superbe visibilité. Ça fait bien longtemps que je n'ai pas fait de la première dans de telles conditions. J'ai plus de 400 m de fil dans la main, ça devrait le faire...! Quel bonheur d'avancer dans une galerie vierge, nouvelle pour nos yeux. A chaque mètre, je me dis que ça va continuer comme ça, indéfiniment. Cap tournicote, ça monte et ça descend un peu. Et puis, comme ça, sans prévenir, je débouche dans un plus grand volume. Une sorte de salle, avec une galerie transversale, de plus grande section. Ben merde alors, je vais où ? A droite, à gauche ? J'essaie de voir s'il y a du courant, je soulève un peu de particule. Rien. Zéro, pas un pet de jus...! Je me tâte, bon, allez je vais à droite. C'est plus grand, comme la première partie du siphon. Ça descend, j'arrive à moins 26, nouveau point bas du siphon. Le sol change d'aspect, la banquette d'argile est nettoyé au milieu laissant apparaître un agglomérat compact et dense de cailloux. Comme si le courant, faible, nettoyait uniquement la partie centrale du sol. Je dois être dans un aval, ce qui confirmerait ce que j'ai vu dans la galerie exondée découverte toute à l'heure. Ce qui signifie aussi que le Flahaut tout entier est un aval. En effet la galerie d'accès au siphon est propre, lessivé. Seule la mise à l'eau est pourri d'argile. Donc l'eau arrive dans le réseau, avant le Flahaut. Quand ça se met en charge, l'eau dégringole vers le siphon. Il nous restera plus qu'à trouver par où l'eau arrive dans l'exondé...!
© En attendant dans la grotte.

En attendant, je commence à flirter avec les limites de ma redondance en ouvert. Mais je l'avoue, j'ai un peu de mal à faire demi tour. Il me reste encore du fil et je repousse mètres après mètres le moment du retour. Je commence à sentir le froid. Le crapahut en post siphon m'a liquéfié, je suis trempé dans mon étanche et peu couvert. Donc, j'ai beau gonfler le volume, ça ne suffit pas. Et le froid, ça ne me réussit pas du tout. En général, ça me colle la nausée, sans parler du rythme respiratoire qui a tendance à s'accélérer. Bon le siphon règle l'affaire à sa manière. Une trémie obstrue le passage. La fameuse trémie. C'est le signal. Je jette un œil à travers les blocs, on dirait bien que ça continue. Elle n'est pas infranchissable. Il suffira de pousser deux ou trois cailloux ou au pire de décapeler le Joky pour passer de l'autre côté. Pas aujourd'hui. J'amarre le fil, je viens de parcourir 257 mètres depuis le terminus.
© La galerie vers le S1.

Je rentre « à la maison » et comme ça, je devrais être dans les temps. La visibilité n'a pas trop bougé, un peu mais pas trop. Je rejoins la bifurcation. Je ne peux m'empêcher d'aller jeter un œil vite fait vers la suite de la galerie, la partie gauche. Juste comme ça pour voir. J'avance d'une dizaine de mettre, je monte un peu. Oui, oui, ça continue, je vois bien la gueule noire de l'inconnu qui m'attire et qui m'appelle. Mais j'ai trop froid et puis ça ira pour aujourd'hui. Je me retourne et là en une fraction de seconde, je me dis que je suis vraiment le roi des cons. C'est la seconde fois en six mois que je me fais avoir. C'est exactement la faute débile de l'excès de confiance, du gars qui croit avoir de la bouteille et qui s'affranchit de certaines règles. C'est exactement comme ça qu'on finit mal, très mal. Cette évidence me tétanise, une sorte de décharge me transperce, instantanée et fulgurante. Je pousse un hurlement de colère et de rage dans l'embout du recycleur. Je me maudis, je me hais. En un millième de seconde, je pense à Nathalie et aux enfants et à tout ce que je peux perdre maintenant. C'est sans doute à ce moment précis que l'expérience parle, face au danger, à la connerie. Pas de seconde chance, un seul choix, le bon, tout de suite, immédiatement. L'instinct te pousse vers l'eau claire, la raison te pousse vers la touille, vers l'aveuglement. C'est de là d'où je viens, c'est par là que je trouverais le fil et la sortie. Je butte sur la roche, je sais que le fil est par là, pas très loin. Je descends, mes mains caressent la roche, impatientes de le sentir. J'ai le temps, au moins cinq heures d'autonomie pour le retrouver. Le recylceur aide à garder les idées claires et la tête froide. Évidemment en ouvert, la tension serait plus grande, le délais beaucoup plus court. Ça y est, je l'ai, gagné, vivant, sauvé. Je respire vite quand même. Je vais aller me calmer un peu plus loin. Je rentre trop vite car j'ai vraiment froid, je respire mal. Je commence à avoir mal au ventre et un début de nausée. Comme à chaque fois. Plus loin, je me poserais sur le sol, pour reprendre mon souffle, pour me calmer, pour essayer de retrouver une forme de sérénité. Je ferais sans doute d'autre bêtise, mais plus celle là. C'est la dernière fois. Il ne faut pas tenter le diable trop souvent. Je récupère ma S80 et j'avance. Le retour me semble long, très long. Et pourtant ça n'est pas le bout du monde.
© le départ du siphon Flahaut

Ça y est je ressors de l'eau, comme promis, trois heures après le départ. Je retrouve, Hervé, Seb et Michel déguisé en Laurence d'Arabie. Ils me pressent de questions, le suspens est à son comble...! Je me déséquipe et entre deux rots, entre deux spasmes, je parviens à leur donner les nouvelles de l'explo. La vue du dévidoir presque vide, provoquent l'hystérie dans les foules...! Le matériel remonte et moi aussi. Immédiatement, je suis pris de tremblements, je suis frigorifié...! Je raconte l'histoire et la ballade. J'ai pas fini. Ça va être comme ça pendant un petit moment, c'est la rançon du succès...! A nouveau on casse la croûte et comble du luxe, Michel nous a préparé un thé chaud...! Ça j'avoue que c'est le grand bonheur...! Et d'une efficacité redoutable...! Après, on est à nouveau prêt à déplacer des montagnes, au moins des S80. Après la pause, nous reconditionons le matériel dans les kits et nous prenons le chemin de la sortie. Ça roule...! Nous arrivons au S1, toujours aussi accueillant le bougre. On remet le bi et nous partons avec trois kits chacun. Une formalité, je n'ai plus froid, ça réchauffe un bon petit portage. Je passe en dernier, je ferme la marche.
© la descente de la coulée de calcite.

A la sortie du S1, nous laissons 13 charges, pour demain. Nous sortons uniquement le matériel de Michel et d'Hervé qui repartent ce soir. Non demain matin..! Vu l'heure et l'état de fatigue. Nous avons même droit à un renfort pour le portage, c'est du luxe. Les derniers mètres de ramping sont longs mais nous finissons par sentir l'air frais. Ça y est nous sommes presque dehors. Encore quelques efforts, dernières contorsions pour passer le trou de souris et nous voilà de retour à l'air libre après un peu plus de 10 heures passées sous terre. Il est 22 heures, il fait un froid de canard, les étoiles brillent dans le ciel et nous venons de découvrir 530 mètres de galeries vierges. La belle vie...!
© la toilette...!

Il nous reste la petite séance de nettoyage dans les eaux glacées de la rivière et enfin, nous pouvons bien au sec dans nos polaires douillettes nous réchauffer au tour d'un feu. Quel pied...! Joël ne cache pas sa joie...! L'aventure, son aventure continue.
© Le Joky, indestructible...!

Le lendemain, après une nuit épaisse de récupération, nous redescendons sous terre pour remonter tout le matériel. L'équipe de spéléo de la région vient nous aider. Sans eux, nous y serions encore...! Nous n'en finirons jamais de les remercier pour leur contribution ingrate, précieuse et indispensable, sans laquelle rien n'aurait été possible. Tout comme l'aide indispensable des copains plongeurs, sans qui la pointe n'aurait pu avoir lieu. Un vrai travail d'équipe, ou chaque contribution est une pièce de la réussite, une réussite collective.
© ça y est c‘est fini, au nettoyage..!

Voilà, c'est terminée, jusqu'à la prochaine fois, car déjà, l'envie féroce d'y retourner nous titille...! Maintenant que nous connaissons mieux la cavité, nous allons nous organiser différemment et continuer l'aventure commencée par le PSP, il y a plus de 30 ans...!

La Power team était composé de :
De Catherine et Joël Enndewell.
De Jean Yves et Benjamin Liotaud, Alain Morénas, Bernard, Nadège, Wilfried Krüger, plus deux autres gars..! Encore une fois 1000 merci à tous pour votre aide, votre bonne humeur, pour tout...!
Et pour les Bulles Maniacs Boys, Bernard Soulas, Hervé Cordier, Sébastien Lissarrague, Michel Dessenne, pe deseigne .
















Et une spéciale dédicace pour Max le chien...!



© BullesManiacs 2002