PLONGER BIEN CHAUSSEE
fixer ses palmes

Sujet: Bricolages
Date : 01 Octobre 2004
Bien évidemment, nous n’avons pas inventé un modèle de palmes révolutionnaires. Le modèle qui avance tout seul, sans que le plongeur est besoin de palmer….
Bien que, c’est à approfondir….

Non, comme beaucoup d’autres avant nous, nous avons juste apporté une petite modification au niveau des fixations. L’origine de cette « évolution » vient d’une plongée multi siphons, réalisée dans l’Ain. D’une part, les fixations d’origine étaient assez infernales à enlever, une fois serrées. Ensuite, elles avaient tendance à se détendre d’un coup lors des déchaussements, pour franchir les parties exondées et pour atteindre l’autre siphon. Ensuite, il faut les régler, les resserrer à nouveau avant chaque départ… De la fatigue et de l’énervement pour rien…

Enfin, le pire des maux, les fixations lâchaient les unes après les autres. Je ne peux pas leur en vouloir, elles sont faites pour la plongée « mer » et certainement pas pour des brutes épaisses comme nous. Alors lorsqu’une fois encore la boucle vola en morceau, à plus de 600 mètres de l’entrée, j’ai décidé, dès ma sortie de la grotte de trouver une solution infaillible afin de ne plus être « escagassé » par ces p…..s de fixations ! Car bien évidemment, je n’avais pas de boucle de rechange et un anneau de chambre à air, un kavatch, m’a dépanné. On peut tout faire avec un kavatch…. !

Alors voici comment nous procédons.

D'abord, nous enlevons les boucles d’origine, elles sont très jolies, mais elles n’ont rien à faire en siphon.

Ensuite, nous trouvons, un élastique en caoutchouc, type sandow, mais sans la gaine textile. Il suffit de le doubler, plus de sécurité (redondance), plus de résistance et de l’assembler avec l’aide de colliers rilsan.

Nous passons le double élastique dans un morceau de tuyau d’arrosage, d’ailleurs de plus en plus court dans mon jardin. Cela permet de bien maintenir la palme sur le bottillon.

L’ensemble est fixé sur les deux ergots d’origine. Il suffit de tendre l’élastique et de serrer au plus près de l’ergot avec 2 ou 3 colliers rilsan. Le tour est joué.



Le seul inconvénient de ce système est le manque presque total de modularité du réglage. Mais comme je plonge presque uniquement en étanche, cela ne me pose pas de problème. Enfin lorsque je plonge en humide, c’est en multi siphons et donc j’ai des chaussures aux pieds. Enfin, en mer, ça passe très bien avec les bottillons…. Donc globalement, tout va bien…



Enfin, dernière touche, la boucle pour accrocher les palmes au mousqueton. En post siphon, cela permet de libérer les mains et d’avoir une fixation infaillible sur une boucle. Pourquoi ne pas passer le mousqueton directement dans la sangle ?



Car j’ai perdu une palme comme ça. La sangle s’est détachée et la palme a glissé. Elles étaient accrochées sur une boucle dans mon dos et je n’ai rien senti. Plutôt, j’ai senti une résistance et j’ai tiré un peu fort. Bien évidemment la roche n’a pas cédé, la sangle oui… Quel manque de finesse. Ce n’est pas sympa de rentrer sur une seule palme…On a l’air un peu bête…

Enfin, il est possible de fixer un fil et/ou un anneau de chambre à air, pour relier la palme au mollet du plongeur. Car ainsi, même si vous déchaussez, la palme reste accrochée et vous ne pouvez pas la perdre….

L’ensemble de ces petits détails conduisent à éliminer progressivement toutes les sources de contrariétés et à nous rendre la vie plus facile. Car si casser une boucle de palme n’est pas dramatique, à 600 mètres de l'entrée, dans un éniéme siphons, cela devient carrément plus pénible.





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